Euro-Med et le Réseau Syrien appellent le Conseil de sécurité à prendre une position décisive pour sauver la Ghouta orientale

ingénieur logiciel Bassel Khartabil

Genève- L’Observatoire Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme et le Réseau Syrien des Droits de l’Homme ont condamné les massacres commis contre des civils non armés dans les villes et les villages de Ghouta dans la campagne de Damas, en dépit de la Résolution 2401 du Conseil de sécurité des Nations unies, publié le 24 Février de cette année, qui a réclamé un cessez le feu immédiat pour une période de 30 jours et l’ouverture des couloirs permettant la facilitation du travail humanitaire et apportant l’assistance nécessaire aux personnes assiégées et affectées dans la région.
 
L’Observatoire Euro-Méditerranéen (Genève) et le Réseau syrien (Londres) ont déclaré que les forces du régime syrien en collaboration avec les forces russes ont commis depuis le 24 Février, 2018 (résolution du Conseil de sécurité) et jusqu’à hier soir, des dizaines de massacres et d’homicides illégaux. Les deux organisations ont indiqué que les forces du régime syrien ont intensifié au cours des dix derniers jours les bombardements sur la ville Ghouta utilisant des armes incendiaires et des armes chimiques. Les hélicoptères du régime ont jeté au moins 172 barils d’explosifs, avec une augmentation marquée des attaques, dans une référence claire et explicite à ignorer et à ne pas tenir compte des décisions prises par le Conseil de sécurité.
Les deux organisations ont documenté la mort d’au moins 524 civils, dont 83 enfants, 55 femmes, 3 membres du personnel médical et 5 membres de la protection civile, tandis qu’au moins 20 massacres contre les civils ont été signalés.
 
Les deux organisations ont noté que les attaques ont également touché les centres vitaux, avec au moins neuf incidents d’agression, dans la ville de Ghouta.
Selon le porte-parole de l’Organisation mondiale de la santé, Tariq Yasarovich, environ 1.000 personnes ont besoin d’une évacuation médicale, dont environ 700 personnes ont un besoin urgent de traitement, cependant le siège imposé à la ville les empêche. “Depuis décembre dernier, seuls 29 patients et blessés ont été évacués par le Croissant-Rouge syrien de l’est de la ghouta pour y être soignés”, a déclaré le porte-parole de l’OMS.
 

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