Da’ech continue le déplacement des habitants de la ville d’Abou Hamam – à Deir Ezzor Près de 367 victimes, 240 disparus et 33 000 déplacés d’Abou Hamam

Près de 367 victimes, 240 disparus et 33 000 déplacés d’Abou Hamam.
La ville d’Abou Hamam se situe dans la campagne orientale du gouvernorat de Deir Ezzor, à 65 km du centre de cette dernière. Deux villages (Granig et Kchekéh) dépendent administrativement d’Abou Hamam considéré comme le plus important centre de la tribu al-Cha’aytat.
Au mois de juillet 2014, l’organisation Da’aech qui s’est dénommée « l’Etat Islamique » a imposé sa mainmise sur la plupart des régions de l’est de Deir Ezzon après de longues batailles avec le front al-Nosra et quelques groupes de l’opposition armée se trouvant dans la zone. La majorité des membres de ces groupes sont issus de la tribu al-Cha’aytat demeurant à Abou Hamam.
Lundi 3 juillet 2014, Da’ech a conclut un accord avec la tribu al-Cha’aitat, stipulant que les groupes armés remettent leurs armes à D’aech en échange d’abandonner la bataille. Quelques jours plus tard, Da’ch a transgressé l’accord en arrêtant des dizaines de membres de la tribu, ce qui a ravivé les affrontements entre les deux parties.
Mardi 5 août 2014, Da’ech a déclaré la ville d’Abou Hamam comme zone militaire et a ordonné aux résidents civils d’évacuer la ville. Ensuite a commencé le bombardement de la ville par l’artillerie et les missiles de mortier, suivis par l’invasion.
Dimanche 10 août 2014, Da’ech a pris le contrôle complet de la ville ainsi que les villages de Granij et al-Kechkieh, les membres de l’opposition armée se sont retirés tandis que des milliers d’habitants, craignant la vengeance de Da’ech, se sont déplacés pour trouver refuge dans les villages de la campagne d’Abou-Kamal (Deir ezzor).
Les violations perpétrées par Da’ech dans la ville d’Abou Hamam :
A/ Les massacres commis par Da’ech et documentés par le Réseau Syrien des Droits de l’Homme, durant les deux premières semaines d’août 2014 : 367 morts
• 91 civils, dont 2 enfants et 2 femmes
• 276 individus armés, d’abord arrêtés, puis exécutés par balles.
B/ Les déplacements forcés depuis 10 août 2014 : l’estimation du Réseau Syrien des Droits de l’Homme atteint environ 33 000 personnes forcées par Da’ech à quitter la ville d’Abou Hamam et les villages appartenant à cette dernière.

SHARE